Recette authentique de pain Lavash maison

Recette authentique de pain Lavash maison

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Rédigé par Émilie

25 octobre 2025

Voyage culinaire au cœur du Caucase et du Moyen-Orient, le pain lavash est bien plus qu’une simple galette. C’est un symbole de partage, un pilier de la table familiale, dont les origines se perdent dans la nuit des temps. Inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, ce pain plat, souple et incroyablement fin, raconte une histoire de traditions et de savoir-faire ancestraux. Oubliez les versions industrielles, souvent sèches et cassantes. Aujourd’hui, nous vous ouvrons les portes de notre cuisine pour vous guider, pas à pas, dans la confection d’un authentique lavash maison. Avec seulement quelques ingrédients de base et un peu de patience, vous allez transformer votre cuisine en une boulangerie arménienne le temps d’une recette. Préparez-vous à redécouvrir le plaisir simple d’un pain fait main, dont la souplesse et la saveur délicate accompagneront à merveille tous vos repas, du simple apéritif au festin le plus élaboré. C’est une invitation à mettre la main à la pâte, littéralement, pour un résultat qui vous remplira de fierté.

20 minutes

15 minutes

facile

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

Étape 1

Commençons par réveiller notre levure, c’est elle qui donnera vie à notre pain. Dans un petit bol, versez les 300 ml d’eau qui doit être tiède, comme l’eau d’un bain agréable, mais surtout pas chaude au risque de tuer la levure. Ajoutez la cuillère à café de sucre, qui servira de nourriture à la levure, puis saupoudrez la levure de boulanger sèche. Ne mélangez pas tout de suite, laissez la magie opérer pendant environ 10 minutes. Vous saurez que votre levure est bien vivante et prête à travailler lorsqu’une fine mousse se formera à la surface. Si rien ne se passe, votre levure est probablement trop vieille et il faudra recommencer avec un nouveau sachet.

Étape 2

Pendant que la levure s’active, préparez les ingrédients secs. Dans un grand saladier ou dans le bol de votre robot pâtissier, versez les 500 grammes de farine. Formez un puits au centre, comme un petit volcan. Sur les bords du volcan, loin du centre, versez la cuillère à café de sel. Le sel ne doit jamais entrer en contact direct avec la levure au début, car il pourrait l’empêcher de bien faire son travail de levée. C’est une petite astuce de boulanger qui fait toute la différence.

Étape 3

Votre levure est maintenant mousseuse et prête. Versez le mélange eau-levure au centre du puits de farine, ainsi que les deux cuillères à soupe d’huile d’olive. Commencez à mélanger délicatement avec une cuillère en bois ou avec le crochet de votre robot, en incorporant progressivement la farine des bords vers le centre. Une fois qu’une pâte commence à se former, il est temps de la pétrir. Pétrir signifie travailler la pâte en l’étirant et en la repliant sur elle-même pour développer le réseau de gluten, ce qui donnera son élasticité et sa souplesse au pain. Si vous le faites à la main, travaillez la pâte sur un plan de travail légèrement fariné pendant 10 à 15 minutes, jusqu’à ce qu’elle devienne lisse, souple et élastique. Au robot, 7 à 8 minutes à vitesse moyenne suffiront.

Étape 4

Une fois votre pâte bien pétrie, formez une belle boule lisse et placez-la dans le saladier légèrement huilé. Couvrez le saladier avec un torchon propre et humide ou un film alimentaire. Laissez la pâte pousser dans un endroit tiède et à l’abri des courants d’air pendant environ 1 heure à 1 heure 30. La pousse, ou première fermentation, est l’étape où la levure va produire du gaz carbonique, faisant doubler le volume de la pâte. Le coin le plus chaud de votre cuisine ou un four éteint avec juste la lumière allumée sont des endroits parfaits.

Étape 5

Après ce temps de repos, votre pâte doit avoir magnifiquement doublé de volume. C’est le moment de la dégazer. Dégazer consiste à appuyer doucement sur la pâte avec le poing pour chasser le gaz carbonique accumulé. Transférez la pâte sur votre plan de travail et divisez-la en 8 à 10 pâtons de taille égale. Formez de jolies petites boules bien lisses avec chaque pâton, c’est ce qu’on appelle bouler la pâte.

Étape 6

Disposez les boules de pâte sur le plan de travail, couvrez-les d’un torchon et laissez-les se détendre pendant une quinzaine de minutes. Ce petit temps de repos supplémentaire va permettre au gluten de se relaxer, rendant l’étalage beaucoup plus facile par la suite. N’omettez pas cette étape, elle vous évitera de vous battre avec une pâte qui se rétracte sans cesse.

Étape 7

Le moment le plus délicat mais aussi le plus satisfaisant arrive : l’étalage. Prenez une boule de pâte et, sur un plan de travail très légèrement fariné, étalez-la avec un rouleau à pâtisserie pour former un disque ou un ovale le plus fin possible. Le lavash doit être presque transparent, comme une feuille de papier. N’ayez pas peur, plus il sera fin, plus il sera réussi. Procédez ainsi pour chaque boule de pâte, en empilant les galettes étalées les unes sur les autres, séparées par un peu de farine pour qu’elles ne collent pas.

Étape 8

Faites chauffer une grande poêle en fonte ou une crêpière à feu moyen-vif. La poêle doit être bien chaude et surtout, sans aucune matière grasse. Déposez délicatement une galette de lavash dans la poêle chaude. La cuisson est très rapide, de 30 secondes à 1 minute par face. De grosses bulles vont se former à la surface, c’est tout à fait normal et c’est le signe d’un lavash réussi. Retournez la galette lorsque le dessous présente quelques taches dorées et poursuivez la cuisson de l’autre côté. Le pain doit rester souple et pâle, avec juste quelques points de couleur.

Étape 9

Au fur et à mesure que les lavashs sont cuits, empilez-les sur une assiette et couvrez-les immédiatement avec un torchon propre. Cette étape est cruciale pour qu’ils conservent leur humidité et leur incroyable souplesse. Si vous les laissez à l’air libre, ils durciront rapidement et deviendront cassants. Vous pouvez même glisser le tas de pains chauds dans un grand sac en plastique pour emprisonner la vapeur.

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Avec seulement quelques ingrédients de base et un peu de patience, vous allez transformer votre cuisine en une boulangerie arménienne le temps d’une recette. Préparez-vous à redécouvrir le plaisir simple d’un pain fait main, dont la souplesse et la saveur délicate accompagneront à merveille tous vos repas, du simple apéritif au festin le plus élaboré. C’est une invitation à mettre la main à la pâte, littéralement, pour un résultat qui vous remplira de fierté. », « prepTime »: « PT20M », « cookTime »: « PT15M », « recipeYield »: 4, « recipeIngredient »: [ « 500 grammes farine de blé T55 », « 300 millilitres eau tiède », « 7 grammes levure de boulanger sèche instantanée », « 1 cuillère à café sucre en poudre », « 1 cuillère à café sel fin », « 2 cuillères à soupe huile d’olive extra vierge », « graines de sésame », « graines de nigelle » ], « recipeInstructions »: [ « Commençons par réveiller notre levure, c’est elle qui donnera vie à notre pain. 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Le sel ne doit jamais entrer en contact direct avec la levure au début, car il pourrait l’empêcher de bien faire son travail de levée. C’est une petite astuce de boulanger qui fait toute la différence. », « Votre levure est maintenant mousseuse et prête. Versez le mélange eau-levure au centre du puits de farine, ainsi que les deux cuillères à soupe d’huile d’olive. Commencez à mélanger délicatement avec une cuillère en bois ou avec le crochet de votre robot, en incorporant progressivement la farine des bords vers le centre. Une fois qu’une pâte commence à se former, il est temps de la pétrir. Pétrir signifie travailler la pâte en l’étirant et en la repliant sur elle-même pour développer le réseau de gluten, ce qui donnera son élasticité et sa souplesse au pain. Si vous le faites à la main, travaillez la pâte sur un plan de travail légèrement fariné pendant 10 à 15 minutes, jusqu’à ce qu’elle devienne lisse, souple et élastique. Au robot, 7 à 8 minutes à vitesse moyenne suffiront. », « Une fois votre pâte bien pétrie, formez une belle boule lisse et placez-la dans le saladier légèrement huilé. Couvrez le saladier avec un torchon propre et humide ou un film alimentaire. Laissez la pâte pousser dans un endroit tiède et à l’abri des courants d’air pendant environ 1 heure à 1 heure 30. La pousse, ou première fermentation, est l’étape où la levure va produire du gaz carbonique, faisant doubler le volume de la pâte. Le coin le plus chaud de votre cuisine ou un four éteint avec juste la lumière allumée sont des endroits parfaits. », « Après ce temps de repos, votre pâte doit avoir magnifiquement doublé de volume. C’est le moment de la dégazer. Dégazer consiste à appuyer doucement sur la pâte avec le poing pour chasser le gaz carbonique accumulé. Transférez la pâte sur votre plan de travail et divisez-la en 8 à 10 pâtons de taille égale. Formez de jolies petites boules bien lisses avec chaque pâton, c’est ce qu’on appelle bouler la pâte. », « Disposez les boules de pâte sur le plan de travail, couvrez-les d’un torchon et laissez-les se détendre pendant une quinzaine de minutes. Ce petit temps de repos supplémentaire va permettre au gluten de se relaxer, rendant l’étalage beaucoup plus facile par la suite. N’omettez pas cette étape, elle vous évitera de vous battre avec une pâte qui se rétracte sans cesse. », « Le moment le plus délicat mais aussi le plus satisfaisant arrive : l’étalage. Prenez une boule de pâte et, sur un plan de travail très légèrement fariné, étalez-la avec un rouleau à pâtisserie pour former un disque ou un ovale le plus fin possible. Le lavash doit être presque transparent, comme une feuille de papier. N’ayez pas peur, plus il sera fin, plus il sera réussi. Procédez ainsi pour chaque boule de pâte, en empilant les galettes étalées les unes sur les autres, séparées par un peu de farine pour qu’elles ne collent pas. », « Faites chauffer une grande poêle en fonte ou une crêpière à feu moyen-vif. La poêle doit être bien chaude et surtout, sans aucune matière grasse. Déposez délicatement une galette de lavash dans la poêle chaude. La cuisson est très rapide, de 30 secondes à 1 minute par face. De grosses bulles vont se former à la surface, c’est tout à fait normal et c’est le signe d’un lavash réussi. Retournez la galette lorsque le dessous présente quelques taches dorées et poursuivez la cuisson de l’autre côté. Le pain doit rester souple et pâle, avec juste quelques points de couleur. », « Au fur et à mesure que les lavashs sont cuits, empilez-les sur une assiette et couvrez-les immédiatement avec un torchon propre. Cette étape est cruciale pour qu’ils conservent leur humidité et leur incroyable souplesse. 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Émilie

Mon astuce de chef

Pour une saveur encore plus authentique, juste avant de déposer votre galette dans la poêle, vous pouvez l’humidifier très légèrement avec un pinceau trempé dans l’eau, puis la parsemer de graines de sésame ou de nigelle. La chaleur de la cuisson va torréfier les graines et libérer des arômes merveilleux. Si par malheur vos lavashs ont un peu séché, pas de panique ! Il suffit de les passer quelques secondes sous un filet d’eau puis de les réchauffer brièvement à la poêle pour leur redonner toute leur souplesse.

Suggestions d’accompagnement

Le lavash est le roi de la convivialité et l’allié indispensable des mezzés, ces assortiments de petits plats typiques du Moyen-Orient. Servez-le aux côtés d’un houmous crémeux, d’un caviar d’aubergine fumé (baba ghanoush), ou d’un muhammara (purée de poivrons et noix) relevé. Sa souplesse en fait également le pain idéal pour réaliser des wraps ou des sandwichs roulés, garnis de viande grillée comme du kebab, de falafels, de crudités et d’une sauce au yaourt. Déchiré en morceaux, il devient un couvert comestible pour saucer un plat en sauce ou un curry. Il n’y a pas de règles, si ce n’est celle du plaisir et du partage.

Originaire du plateau arménien, le lavash est bien plus qu’un aliment : c’est un rituel. Traditionnellement, sa confection est une affaire de femmes qui se réunissent pour pétrir, étaler et cuire les fines feuilles de pâte sur les parois brûlantes d’un tonir, un four en argile enterré dans le sol. Cette cuisson particulière lui confère une texture unique. Sa finesse permet de le sécher et de le conserver pendant des mois. Il suffit alors de l’asperger d’un peu d’eau pour lui rendre sa souplesse originelle. En 2014, l’UNESCO a reconnu « Le lavash : la préparation, la signification et l’apparence du pain traditionnel en tant qu’expression de la culture en Arménie », soulignant son rôle central dans les rituels de mariage, où il est placé sur les épaules des jeunes mariés pour leur souhaiter fertilité et prospérité.

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Émilie

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