Le gibier, et plus particulièrement le chevreuil, évoque les repas de fête, les grandes tablées familiales et une cuisine de tradition empreinte de saveurs puissantes et authentiques. Pourtant, cuisiner un cuissot de chevreuil est loin d’être l’apanage des chefs étoilés ou des cuisiniers les plus aguerris. Avec cette recette, nous allons démystifier ce plat majestueux pour le rendre accessible à tous. Oubliez les idées reçues sur une viande forte ou difficile à préparer. Nous vous guidons pas à pas pour obtenir une chair tendre, juteuse et délicatement parfumée qui ravira les palais les plus exigeants. C’est une invitation à redécouvrir le goût de la forêt, une symphonie de saveurs qui transformera un simple repas en un moment d’exception. Préparez-vous à impressionner vos convives et à vous surprendre vous-même.
30 minutes
105 minutes
facile
€€€
Ingrédients
Ustensiles
Préparation
Étape 1
Commencez par préparer votre pièce de viande. Si votre boucher ne l’a pas fait, parez le cuissot, c’est-à-dire retirez les excès de graisse et les aponévroses, ces fines membranes blanchâtres qui peuvent durcir à la cuisson. Dans un grand plat allant au four, faites chauffer le ghee ou l’huile d’olive. Lorsque la matière grasse est bien chaude, faites-y dorer le cuissot sur toutes ses faces. Cette étape, appelée saisir, est capitale : elle permet de créer une belle croûte caramélisée qui va emprisonner les sucs à l’intérieur de la viande et garantir son moelleux. Une fois le cuissot bien coloré, retirez-le du plat et réservez-le quelques instants.
Étape 2
Dans le même plat, versez le vin rouge pour déglacer les sucs de cuisson. Déglacer signifie dissoudre les sucs caramélisés au fond du plat avec un liquide, ici le vin, pour créer une base de sauce riche en goût. Grattez bien le fond du plat avec une spatule en bois. Diluez le fond de veau dans l’eau chaude et ajoutez-le. Incorporez ensuite les baies de genièvre que vous aurez légèrement écrasées au préalable pour libérer leurs arômes, le thym, les feuilles de laurier, l’ail et l’oignon en poudre. Salez et poivrez généreusement. Portez ce mélange à une légère ébullition pendant une minute ou deux pour que les saveurs commencent à se mélanger.
Étape 3
Préchauffez votre four à 180°C (thermostat 6). Replacez le cuissot de chevreuil dans le plat, au cœur de cette sauce naissante. Enfournez pour environ 1 heure et 30 minutes. Le secret d’une cuisson parfaite réside dans un arrosage régulier. Toutes les 20 minutes, ouvrez le four et, à l’aide d’une grande cuillère, nappez généreusement le cuissot avec le jus de cuisson. Arroser permet de nourrir la viande en continu, l’empêchant de se dessécher et lui conférant une belle couleur laquée. Pour une maîtrise parfaite, l’idéal est d’utiliser une sonde de cuisson : piquez-la au cœur de la partie la plus épaisse du cuissot. Pour une viande rosée, visez une température à cœur de 55-60°C. Pour une cuisson à point, ce sera plutôt 65°C.
Étape 4
Une fois la cuisson désirée atteinte, sortez le plat du four. C’est une étape souvent négligée mais absolument fondamentale : le repos de la viande. Déposez délicatement le cuissot sur une planche à découper et couvrez-le d’une feuille de papier aluminium, sans le serrer. Laissez-le reposer ainsi pendant au moins 15 à 20 minutes. Ce temps de repos permet aux fibres de la viande de se détendre et au jus, qui s’était concentré au centre sous l’effet de la chaleur, de se répartir uniformément dans toute la pièce. Le résultat ? Une viande incroyablement plus tendre et juteuse à la découpe.
Étape 5
Pendant que la viande repose, finalisons la sauce. Versez tout le jus de cuisson du plat dans une petite casserole en passant le tout à travers une fine passoire pour retirer les aromates. Faites chauffer cette sauce sur feu moyen. Si vous la trouvez trop liquide, vous pouvez la faire réduire, c’est-à-dire la laisser mijoter pour qu’une partie de l’eau s’évapore et que les saveurs se concentrent. Pour une touche gourmande et légèrement acidulée qui se marie à merveille avec le gibier, ajoutez les cuillères de confiture d’airelles ou de cassis. Fouettez bien pour l’incorporer. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre si nécessaire. Votre sauce divine est prête.
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C’est une invitation à redécouvrir le goût de la forêt, une symphonie de saveurs qui transformera un simple repas en un moment d’exception. Préparez-vous à impressionner vos convives et à vous surprendre vous-même. », « prepTime »: « PT30M », « cookTime »: « PT105M », « recipeYield »: 4, « recipeIngredient »: [ « 1.2 kg cuissot de chevreuil paré (environ) », « 4 cuillères à soupe huile d’olive vierge extra », « 25 cl vin rouge corsé (type Bordeaux ou Bourgogne) », « 2 cuillères à soupe fond de veau déshydraté », « 25 cl eau chaude », « 10 baies de genièvre », « 1 cuillère à soupe thym séché », « 2 feuilles de laurier séchées », « 1 cuillère à café ail en semoule », « 1 cuillère à soupe oignon en flocons », « 1 cuillère à soupe gros sel », « 1 cuillère à café poivre noir en grains », « 50 grammes ghee (beurre clarifié) », « 2 cuillères à soupe confiture d’airelles ou de cassis » ], « recipeInstructions »: [ « Commencez par préparer votre pièce de viande. Si votre boucher ne l’a pas fait, parez le cuissot, c’est-à-dire retirez les excès de graisse et les aponévroses, ces fines membranes blanchâtres qui peuvent durcir à la cuisson. Dans un grand plat allant au four, faites chauffer le ghee ou l’huile d’olive. Lorsque la matière grasse est bien chaude, faites-y dorer le cuissot sur toutes ses faces. Cette étape, appelée saisir, est capitale : elle permet de créer une belle croûte caramélisée qui va emprisonner les sucs à l’intérieur de la viande et garantir son moelleux. Une fois le cuissot bien coloré, retirez-le du plat et réservez-le quelques instants. », « Dans le même plat, versez le vin rouge pour déglacer les sucs de cuisson. Déglacer signifie dissoudre les sucs caramélisés au fond du plat avec un liquide, ici le vin, pour créer une base de sauce riche en goût. Grattez bien le fond du plat avec une spatule en bois. Diluez le fond de veau dans l’eau chaude et ajoutez-le. Incorporez ensuite les baies de genièvre que vous aurez légèrement écrasées au préalable pour libérer leurs arômes, le thym, les feuilles de laurier, l’ail et l’oignon en poudre. Salez et poivrez généreusement. Portez ce mélange à une légère ébullition pendant une minute ou deux pour que les saveurs commencent à se mélanger. », « Préchauffez votre four à 180°C (thermostat 6). Replacez le cuissot de chevreuil dans le plat, au cœur de cette sauce naissante. Enfournez pour environ 1 heure et 30 minutes. Le secret d’une cuisson parfaite réside dans un arrosage régulier. Toutes les 20 minutes, ouvrez le four et, à l’aide d’une grande cuillère, nappez généreusement le cuissot avec le jus de cuisson. Arroser permet de nourrir la viande en continu, l’empêchant de se dessécher et lui conférant une belle couleur laquée. Pour une maîtrise parfaite, l’idéal est d’utiliser une sonde de cuisson : piquez-la au cœur de la partie la plus épaisse du cuissot. Pour une viande rosée, visez une température à cœur de 55-60°C. Pour une cuisson à point, ce sera plutôt 65°C. », « Une fois la cuisson désirée atteinte, sortez le plat du four. C’est une étape souvent négligée mais absolument fondamentale : le repos de la viande. Déposez délicatement le cuissot sur une planche à découper et couvrez-le d’une feuille de papier aluminium, sans le serrer. Laissez-le reposer ainsi pendant au moins 15 à 20 minutes. Ce temps de repos permet aux fibres de la viande de se détendre et au jus, qui s’était concentré au centre sous l’effet de la chaleur, de se répartir uniformément dans toute la pièce. Le résultat ? Une viande incroyablement plus tendre et juteuse à la découpe. », « Pendant que la viande repose, finalisons la sauce. Versez tout le jus de cuisson du plat dans une petite casserole en passant le tout à travers une fine passoire pour retirer les aromates. Faites chauffer cette sauce sur feu moyen. Si vous la trouvez trop liquide, vous pouvez la faire réduire, c’est-à-dire la laisser mijoter pour qu’une partie de l’eau s’évapore et que les saveurs se concentrent. Pour une touche gourmande et légèrement acidulée qui se marie à merveille avec le gibier, ajoutez les cuillères de confiture d’airelles ou de cassis. Fouettez bien pour l’incorporer. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre si nécessaire. Votre sauce divine est prête. » ], « aggregateRating »: { « @type »: « AggregateRating », « ratingValue »: « 4.8 », « reviewCount »: « 21 » } }Mon astuce de chef
Pour une saveur encore plus profonde et une tendreté incomparable, n’hésitez pas à faire mariner votre cuissot. La veille, placez-le dans un grand plat avec le vin rouge, les baies de genièvre, le thym et le laurier. Couvrez et laissez reposer au réfrigérateur pendant 12 à 24 heures en le retournant à mi-parcours. Le lendemain, égouttez la viande (conservez la marinade pour la cuisson !) et séchez-la bien avec du papier absorbant avant de la saisir. Cette macération lente va attendrir les fibres et imprégner la chair de parfums subtils.
L’accord parfait : quel vin pour sublimer le chevreuil ?
Le caractère affirmé du chevreuil appelle un vin rouge de caractère, capable de soutenir ses arômes puissants sans les écraser. Tournez-vous vers des vins structurés et élégants. Un Pomerol ou un Saint-Émilion Grand Cru de la région de Bordeaux offrira des tanins soyeux et des notes de fruits noirs qui se marieront à la perfection. En Bourgogne, un Gevrey-Chambertin ou un Pommard apportera finesse et complexité. Enfin, la puissance et les notes épicées d’un Châteauneuf-du-Pape ou d’une Côte-Rôtie de la vallée du Rhône créeront un accord mémorable.
Le cuissot de chevreuil est un plat emblématique de la gastronomie française, souvent associé aux chasses d’automne et aux repas de fête. Le chevreuil est le plus petit des cervidés européens, et sa viande est réputée pour sa finesse et son goût délicat, moins prononcé que celui du cerf ou du sanglier. C’est une viande très maigre, riche en protéines et en fer, ce qui en fait un choix à la fois gourmand et sain. Sa préparation au four, longuement arrosée de son jus, est une méthode de cuisson traditionnelle qui permet de préserver toute sa tendreté et de développer une palette aromatique complexe, où les notes boisées du gibier rencontrent la richesse du vin et des herbes.
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