Tomates farcies au porc : la recette de ma grand-mère

Tomates farcies au porc : la recette de ma grand-mère

User avatar placeholder
Rédigé par Émilie

17 octobre 2025

Il est des parfums qui nous ramènent instantanément en enfance, des saveurs qui ravivent le souvenir des grands repas de famille du dimanche. Les tomates farcies au porc de ma grand-mère font incontestablement partie de ce panthéon culinaire personnel. Loin des recettes complexes et des techniques intimidantes, ce plat est un monument de la cuisine française traditionnelle, un hymne à la générosité et au partage. C’est l’odeur réconfortante de la farce qui dore doucement au four, le jus de cuisson qui embaume toute la maison et la promesse d’un moment simple et heureux.

Aujourd’hui, je vous ouvre les portes de ma cuisine et le carnet de recettes de mon aïeule pour vous transmettre ce trésor familial. N’ayez crainte, il n’y a rien de sorcier ici. Juste de bons produits, un peu d’amour et quelques secrets que je vais vous confier. Enfilez votre tablier, nous partons pour un voyage gourmand sur les traces d’un classique indémodable. Vous verrez, le bonheur tient parfois dans une simple tomate, généreusement garnie et cuite à la perfection. Préparez-vous à régaler vos convives et à créer, vous aussi, de merveilleux souvenirs.

30 minutes

60 minutes

facile

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

Étape 1

Commençons par les reines de la recette : les tomates. Lavez-les soigneusement sous un filet d’eau froide puis séchez-les délicatement avec un linge propre. À l’aide d’un bon couteau, découpez un chapeau sur le dessus de chaque tomate, du côté du pédoncule. Conservez précieusement ces chapeaux, ils nous serviront plus tard. Maintenant, armez-vous d’une petite cuillère ou, si vous en avez un, d’un vide-tomate, et évidez délicatement l’intérieur des tomates. Veillez à ne pas percer la peau. Récupérez la pulpe et les pépins dans un bol. Une fois les tomates vidées, salez légèrement leur intérieur avec une pincée de sel fin et retournez-les sur une grille pour qu’elles dégorgent. Cette étape est cruciale pour éviter qu’elles ne rendent trop d’eau à la cuisson.

Étape 2

Pendant que nos tomates se reposent, préparons la farce, le cœur gourmand de notre plat. Épluchez et ciselez finement l’oignon et les gousses d’ail. Lavez, séchez et hachez le persil plat. Dans une poêle, faites chauffer une cuillère à soupe d’huile d’olive. Faites-y revenir l’oignon et l’ail à feu doux jusqu’à ce qu’ils deviennent translucides. On appelle cela faire suer les légumes : il s’agit de les cuire doucement sans coloration pour qu’ils libèrent leur saveur et leur eau. Une fois cuits, réservez-les.

Étape 3

Dans un petit bol, faites tremper la mie de pain dans le lait. Laissez-la s’imbiber quelques instants puis pressez-la fermement entre vos mains pour retirer l’excédent de liquide. Le pain ainsi préparé apportera un moelleux incomparable à votre farce. Dans un grand saladier, placez la chair à saucisse. Ajoutez l’oignon et l’ail cuits, le persil haché, la mie de pain essorée et l’œuf entier. L’œuf va servir de liant et assurer une bonne tenue à la farce. Salez modérément (la chair à saucisse l’est souvent déjà) et donnez quelques tours de moulin à poivre. Maintenant, le secret de ma grand-mère : malaxez le tout à la main. Oui, avec vos mains ! C’est la meilleure façon de mélanger intimement tous les ingrédients et d’obtenir une farce homogène et aérée. N’hésitez pas à y mettre du cœur.

Étape 4

Préchauffez votre four à 180°C (thermostat 6). Huilez généreusement votre plat à gratin avec le reste d’huile d’olive. Reprenez vos tomates et garnissez-les généreusement avec la farce que vous venez de préparer. Formez un petit dôme sur le dessus. Disposez-les bien droites dans le plat, en les serrant un peu les unes contre les autres pour qu’elles se tiennent mutuellement. Prenez la pulpe que vous aviez réservée, hachez-la grossièrement et répartissez-la entre les tomates dans le fond du plat. Elle formera un jus de cuisson savoureux. Replacez les chapeaux sur chaque tomate et saupoudrez d’un peu de chapelure pour un joli gratiné.

Étape 5

Enfournez le plat pour environ 1 heure de cuisson. Les tomates doivent être tendres, la farce bien cuite et le dessus joliment doré. Pendant ce temps, faites cuire votre riz selon les indications du paquet. Il sera l’accompagnement parfait pour saucer le délicieux jus de cuisson. Surveillez la cuisson des tomates : si elles dorent trop vite, vous pouvez les couvrir d’une feuille de papier aluminium en fin de cuisson. Le parfum qui va se dégager du four est la plus belle des récompenses pour votre travail.

Émilie

Mon astuce de chef

L’astuce de ma grand-mère pour une farce encore plus savoureuse et qui se tient parfaitement est d’ajouter une cuillère à soupe de riz cru directement dans le mélange de la farce. Pendant la cuisson, le riz va cuire doucement en absorbant l’excès d’humidité des tomates et de la viande. Résultat : une farce incroyablement moelleuse, jamais sèche, et des tomates qui ne rendent pas d’eau. C’est un petit secret tout simple qui change tout et qui garantit un plat réussi à tous les coups.

Quels vins pour accompagner vos tomates farcies ?

Ce plat convivial et généreux appelle un vin qui saura respecter son équilibre entre l’acidité de la tomate et la richesse du porc. Pour un accord tout en fraîcheur, je vous conseille un vin rosé de Provence. Avec ses notes de fruits rouges et sa vivacité, il apportera une touche de légèreté très agréable.

Si vous êtes amateur de vin rouge, optez pour un vin léger et fruité. Un Saumur-Champigny de la vallée de la Loire, avec ses tanins souples et ses arômes de framboise et de violette, sera un compagnon idéal. Évitez les vins rouges trop puissants ou boisés qui écraseraient la délicatesse de la farce.

Un plat, une histoire de partage

Les tomates farcies sont bien plus qu’une simple recette ; elles sont un pilier de la cuisine familiale française. Plat économique par excellence, elles permettaient autrefois d’utiliser les restes de pain et de viande de manière gourmande. On retrouve des variantes de ce plat sur tout le pourtour méditerranéen, où chaque région l’adapte avec ses propres herbes et épices. En Grèce, les gemista sont souvent farcis de riz, tandis qu’en Italie, la farce s’enrichit de parmesan ou de mortadelle.

En France, la recette varie d’une famille à l’autre, transmise de génération en génération. Certains y ajoutent du veau, d’autres des champignons. Mais l’esprit reste le même : celui d’un plat réconfortant, synonyme de partage et de moments heureux passés autour d’une table.

Imprimer

4.9/5 - (7 votes)
Émilie

Laisser un commentaire