Suprême de chapon aux morilles : recette festive

Suprême de chapon aux morilles : recette festive

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Rédigé par Émilie

26 octobre 2025

Au cœur des traditions culinaires festives, le chapon s’impose comme le roi de la table. Volaille d’exception, sa chair tendre et persillée est une promesse de gourmandise et de raffinement. Lorsqu’il rencontre la morille, ce champignon sauvage au parfum boisé et puissant, la magie opère instantanément. Ce plat, c’est l’assurance d’un repas de fête réussi, un dialogue entre la délicatesse de la volaille et le caractère affirmé d’un trésor de nos forêts. Loin d’être inaccessible, cette recette vous guide pas à pas pour transformer votre cuisine en un véritable restaurant étoilé le temps d’un dîner. Laissez-vous porter par les arômes qui s’échapperont de votre cuisine, prélude à un moment de partage inoubliable. C’est une invitation à célébrer, à savourer et à créer des souvenirs précieux autour d’une assiette d’exception.

25 minutes

35 minutes

moyen

€€€

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

Étape 1

Commencez par l’étape la plus importante pour libérer tous les arômes des champignons : la réhydratation des morilles. Placez-les dans un grand bol et couvrez-les généreusement d’eau tiède. Laissez-les se gorger d’eau et reprendre vie pendant au moins 30 minutes. Une fois qu’elles sont bien souples, retirez-les délicatement avec une écumoire. Surtout, ne jetez pas l’eau de trempage ! C’est un concentré de saveurs. Il faut simplement la filtrer très finement, à l’aide d’une passoire fine ou d’un chinois tapissé d’un papier absorbant, pour éliminer toute trace de sable ou de terre. Réservez ce précieux liquide.

Étape 2

Pendant que les morilles se réhydratent, préparez les autres éléments. Pelez et ciselez très finement les deux échalotes. La finesse est ici essentielle pour qu’elles fondent dans la sauce sans laisser de morceaux désagréables. Préparez également vos suprêmes de chapon : séchez leur peau avec du papier absorbant pour garantir une belle coloration dorée et croustillante à la cuisson. Salez et poivrez généreusement les deux faces de chaque suprême.

Étape 3

Dans un sautoir ou une grande poêle, faites chauffer la cuillère à soupe d’huile avec la moitié du beurre (20 grammes) sur feu moyen à vif. Quand le beurre arrête de crépiter, déposez délicatement les suprêmes côté peau. Laissez-les dorer sans y toucher pendant 5 à 7 minutes jusqu’à obtenir une belle couleur ambrée. Baissez légèrement le feu, retournez-les et poursuivez la cuisson 2 minutes côté chair. Retirez ensuite les suprêmes de la poêle et réservez-les au chaud, par exemple sur une assiette recouverte de papier aluminium.

Étape 4

Dans la même poêle, sans la nettoyer, ajoutez le reste du beurre. Faites-y suer, c’est-à-dire cuire doucement sans coloration, les échalotes ciselées pendant 2 à 3 minutes. Elles doivent devenir translucides et fondantes. C’est le moment de gratter le fond de la poêle avec une spatule en bois pour décoller les sucs de cuisson, ces petites particules caramélisées laissées par la viande qui sont pleines de goût.

Étape 5

Augmentez le feu et procédez au déglaçage : versez le vin jaune d’un coup. Une belle vapeur parfumée va s’élever. Continuez de gratter le fond de la poêle pour bien dissoudre tous les sucs. Laissez l’alcool s’évaporer et le liquide réduire, c’est-à-dire diminuer de volume par évaporation, de moitié. Cette étape concentre les saveurs et forme la base aromatique de votre sauce.

Étape 6

Versez ensuite le fond de volaille et l’eau de trempage des morilles préalablement filtrée. Portez à frémissement et laissez de nouveau réduire la sauce à feu moyen pendant environ 10 minutes. Elle doit légèrement épaissir et devenir nappante. C’est le secret d’une sauce réussie : prendre le temps de bien concentrer les goûts.

Étape 7

Baissez le feu au minimum, puis incorporez la crème liquide en remuant doucement avec un fouet. Ajoutez les morilles réhydratées dans la sauce. Ne faites surtout pas bouillir la sauce une fois la crème ajoutée, cela pourrait la faire tourner. Laissez-la juste frémir tout doucement pendant 5 minutes pour que les saveurs se mélangent parfaitement. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre si nécessaire.

Étape 8

Il est temps de finaliser la cuisson de la volaille. Replacez les suprêmes de chapon dans la sauce onctueuse. Couvrez la poêle et laissez mijoter à feu très doux pendant 10 à 15 minutes. Le chapon va finir de cuire en s’imprégnant de tous les parfums de la sauce. Pour une cuisson parfaite, la chair doit être juste cuite à cœur, tendre et juteuse. L’idéal est de vérifier la température interne avec un thermomètre qui doit indiquer 69°C. Servez immédiatement, bien chaud.

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Surtout, ne jetez pas l’eau de trempage ! C’est un concentré de saveurs. Il faut simplement la filtrer très finement, à l’aide d’une passoire fine ou d’un chinois tapissé d’un papier absorbant, pour éliminer toute trace de sable ou de terre. Réservez ce précieux liquide. », « Pendant que les morilles se réhydratent, préparez les autres éléments. Pelez et ciselez très finement les deux échalotes. La finesse est ici essentielle pour qu’elles fondent dans la sauce sans laisser de morceaux désagréables. Préparez également vos suprêmes de chapon : séchez leur peau avec du papier absorbant pour garantir une belle coloration dorée et croustillante à la cuisson. Salez et poivrez généreusement les deux faces de chaque suprême. », « Dans un sautoir ou une grande poêle, faites chauffer la cuillère à soupe d’huile avec la moitié du beurre (20 grammes) sur feu moyen à vif. Quand le beurre arrête de crépiter, déposez délicatement les suprêmes côté peau. Laissez-les dorer sans y toucher pendant 5 à 7 minutes jusqu’à obtenir une belle couleur ambrée. Baissez légèrement le feu, retournez-les et poursuivez la cuisson 2 minutes côté chair. Retirez ensuite les suprêmes de la poêle et réservez-les au chaud, par exemple sur une assiette recouverte de papier aluminium. », « Dans la même poêle, sans la nettoyer, ajoutez le reste du beurre. Faites-y suer, c’est-à-dire cuire doucement sans coloration, les échalotes ciselées pendant 2 à 3 minutes. Elles doivent devenir translucides et fondantes. C’est le moment de gratter le fond de la poêle avec une spatule en bois pour décoller les sucs de cuisson, ces petites particules caramélisées laissées par la viande qui sont pleines de goût. », « Augmentez le feu et procédez au déglaçage : versez le vin jaune d’un coup. Une belle vapeur parfumée va s’élever. Continuez de gratter le fond de la poêle pour bien dissoudre tous les sucs. 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Émilie

Mon astuce de chef

Pour une viande d’une tendreté incomparable, ne négligez pas le temps de repos. Une fois la cuisson terminée, sortez les suprêmes de la sauce, déposez-les sur une planche à découper et couvrez-les lâchement d’une feuille de papier aluminium pendant 5 à 10 minutes avant de les trancher. Ce court repos permet aux fibres de la viande de se détendre et aux sucs de se répartir uniformément, garantissant un moelleux exceptionnel à la dégustation.

L’accord parfait : quel vin pour sublimer ce plat ?

L’évidence même est de servir le vin qui a servi à élaborer la sauce : un Vin Jaune du Jura. Ses arômes complexes de noix fraîche, de curry et d’épices douces entreront en résonance parfaite avec les notes boisées de la morille et la richesse de la crème. C’est un accord puissant et inoubliable. Si vous souhaitez une alternative, restez dans la même région avec un Chardonnay ou un Savagnin ouillé du Jura, qui apportera de la fraîcheur et de la minéralité. Un vin blanc de Bourgogne, comme un Meursault ou un Puligny-Montrachet, avec son gras et sa rondeur, sera également un compagnon de choix pour ce plat festif.

Le chapon n’est pas une volaille comme les autres. Il s’agit d’un jeune coq castré et élevé en plein air pendant au moins 150 jours, nourri principalement de céréales et de produits laitiers. Ce régime spécifique et cette croissance lente lui confèrent une chair particulièrement tendre, persillée et savoureuse, qui en fait le mets de choix pour les grandes occasions, notamment les fêtes de fin d’année. Quant à la morille, elle est l’un des premiers champignons à apparaître au printemps. Sa rareté et la complexité de sa récolte, entièrement manuelle, en font un produit de luxe. Son parfum puissant et sa texture unique, à la fois ferme et tendre, justifient son surnom de ‘diamant noir des forêts’.

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Émilie

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