Oubliez la traditionnelle fondue savoyarde le temps d’une soirée et laissez-vous séduire par sa cousine, plus légère et tout aussi conviviale : la fondue vigneronne. Ce plat, véritable ode au partage, troque le fromage fondu ou l’huile bouillante contre un bouillon parfumé au vin blanc et aux aromates. Le principe reste le même, un caquelon trônant au centre de la table, des éclats de rire et des fourchettes qui s’entrecroisent, mais l’expérience gustative est totalement réinventée. Chaque bouchée, délicatement pochée dans ce nectar frémissant, se gorge de saveurs subtiles et complexes. C’est la promesse d’un dîner réussi, où la simplicité du geste n’a d’égal que l’élégance du résultat. Nous vous livrons aujourd’hui non seulement la recette de ce bouillon magique, mais aussi celle de trois sauces incontournables, réalisables avec de simples ingrédients du placard, pour accompagner la protéine de votre choix. Préparez-vous à transformer votre table en un véritable festin bachique.
25 minutes
20 minutes
facile
€€
Ingrédients
Ustensiles
Préparation
Étape 1
Commençons par la préparation des sauces, qui seront les fidèles acolytes de votre fondue. Pour la sauce cocktail, dans un premier bol, mélangez énergiquement environ 100 grammes de mayonnaise avec le ketchup, la sauce Worcestershire et une pincée de paprika. Goûtez et ajustez l’assaisonnement si nécessaire. Elle doit être douce et légèrement relevée.
Étape 2
Passons à la sauce tartare version placard. Hachez finement les cornichons et les câpres. Dans un deuxième bol, mélangez 100 grammes de mayonnaise avec ce hachis, le persil et la ciboulette séchés. Une pincée de sel, un tour de moulin à poivre si vous le souhaitez, et le tour est joué. Laissez les herbes se réhydrater quelques minutes pour libérer leurs arômes.
Étape 3
Pour la sauce au curry, la simplicité est reine. Dans un troisième bol, mélangez le reste de mayonnaise (environ 50 grammes) avec la poudre de curry. Pour plus de gourmandise, vous pouvez y ajouter une cuillère de chutney de mangue si vous en avez. Réservez les trois sauces au frais le temps de préparer le bouillon.
Étape 4
Dans une grande casserole, versez le vin blanc et le bouillon de légumes ou de volaille (préparé en diluant la poudre ou le cube dans 75 cl d’eau chaude). Ajoutez le bouquet garni, l’ail et l’oignon en poudre, les clous de girofle et les grains de poivre. Portez le mélange à une légère ébullition sur feu moyen.
Étape 5
Une fois l’ébullition atteinte, baissez le feu au minimum et laissez le bouillon frémir tout doucement pendant au moins 15 minutes. Cette étape est cruciale, c’est l’infusion. Infuser signifie laisser des ingrédients dans un liquide chaud pour qu’ils libèrent lentement tous leurs parfums. Le liquide va ainsi se transformer en un concentré de saveurs qui enrobera délicatement vos morceaux de viande, de volaille ou même de poisson.
Étape 6
Au moment de passer à table, transvasez avec précaution le bouillon chaud et filtré (ou non, selon votre goût) dans le caquelon à fondue. Allumez le brûleur du réchaud et placez-le au centre de la table pour maintenir le bouillon à une température constante et frémissante. Disposez les sauces dans des ramequins tout autour. Chaque convive n’a plus qu’à piquer un morceau de la protéine de son choix, le plonger dans le bouillon pour le pocher (cuire dans un liquide frémissant) quelques instants, puis le tremper dans la sauce de son choix avant de déguster.
Mon astuce de chef
Ne jetez surtout pas le bouillon à la fin du repas ! Il s’est enrichi de tous les sucs des aliments qui y ont cuit, le transformant en un consommé exceptionnellement savoureux. Filtrez-le et conservez-le au réfrigérateur. Le lendemain, réchauffez-le et faites-y pocher quelques vermicelles ou des perles du Japon pour obtenir une soupe réconfortante et délicieuse. C’est l’astuce anti-gaspillage par excellence qui prolonge le plaisir du dîner.
Quel vin pour accompagner votre fondue vigneronne ?
Pour un accord parfait, la simplicité est souvent la meilleure conseillère. Servez le même vin blanc sec que celui utilisé pour la confection du bouillon. Un Sylvaner d’Alsace, un Aligoté de Bourgogne ou un vin de Savoie comme l’Apremont seront des choix judicieux. Leur fraîcheur et leur acidité répondront à merveille à la richesse des sauces.
Si vous êtes un amateur de vin rouge, optez pour un vin léger et fruité, sans tanins trop marqués qui pourraient écraser la délicatesse du plat. Un Gamay du Beaujolais ou un Pinot Noir d’Alsace seront parfaits.
Les origines de la fondue vigneronne
La paternité de la fondue vigneronne est disputée, oscillant entre la Suisse, notamment le canton de Vaud, et la Bourgogne en France. Quoi qu’il en soit, son nom ne laisse aucune place au doute : elle est l’enfant du vignoble. Née comme une alternative plus légère et plus digeste à la fondue bourguignonne qui utilise de l’huile, elle met à l’honneur le produit phare de ces régions : le vin. Traditionnellement, les vignerons utilisaient le vin de la dernière récolte pour préparer ce bouillon convivial. C’est un plat qui incarne l’esprit de la terre et du partage, un témoignage gourmand de l’ingéniosité culinaire paysanne qui transforme des ingrédients simples en un moment de fête.
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