Plongez au cœur des traditions maritimes avec un plat qui sent bon l’iode et la convivialité : la chaudrée charentaise. Plus qu’une simple soupe de poisson, c’est un véritable pan du patrimoine culinaire de la côte atlantique, un plat de partage né sur les quais et dans les cuisines des familles de pêcheurs. Son nom, évocateur, vient de la chaudière, le grand chaudron dans lequel les marins préparaient leur repas avec les poissons invendus ou abîmés de la pêche du jour. C’était le plat du réconfort, celui qui réchauffait les corps et les cœurs après une rude journée en mer.
Aujourd’hui, la chaudrée a quitté les pontons des bateaux pour s’inviter sur les plus belles tables, sans jamais renier ses origines humbles et savoureuses. Elle se compose traditionnellement de plusieurs variétés de poissons locaux, comme la seiche, le congre ou la margate, qui mijotent longuement dans un bouillon parfumé au vin blanc et aux aromates. Loin d’être un simple bouillon, sa texture est onctueuse, presque veloutée, grâce à un secret de grand-mère que nous vous dévoilerons. Nous vous proposons ici une recette fidèle à la tradition, mais adaptée pour que vous puissiez la réaliser facilement chez vous, en retrouvant ce goût authentique et inoubliable qui fait la fierté de la Charente-Maritime.
20 minutes
40 minutes
facile
€€
Ingrédients
Ustensiles
Préparation
Étape 1
Commencez par préparer tous vos ingrédients. Égouttez soigneusement les conserves de poissons, de moules et de pommes de terre. Réservez les poissons et les moules d’un côté, et les pommes de terre de l’autre. Dans un petit bol, réhydratez les flocons d’oignon avec trois cuillères à soupe d’eau tiède pendant une dizaine de minutes. Cela leur permettra de retrouver leur saveur et leur texture.
Étape 2
Dans une grande cocotte, de préférence en fonte pour une diffusion homogène de la chaleur, faites chauffer l’huile d’olive à feu moyen. Ajoutez les oignons réhydratés et faites-les revenir doucement pendant deux à trois minutes jusqu’à ce qu’ils deviennent translucides. Saupoudrez ensuite l’ail en poudre et mélangez pendant trente secondes pour libérer ses arômes, en veillant à ne pas le brûler.
Étape 3
Augmentez légèrement le feu et versez le vin blanc sec dans la cocotte pour déglacer. Déglacer : c’est une technique qui consiste à verser un liquide, ici le vin, dans le récipient de cuisson chaud pour dissoudre les sucs caramélisés attachés au fond, ce qui donne une saveur incroyable à la sauce. Grattez bien le fond de la cocotte avec une cuillère en bois pour récupérer tous ces parfums. Laissez l’alcool s’évaporer pendant deux minutes.
Étape 4
Pendant ce temps, diluez la poudre de fumet de poisson dans 75 cl d’eau chaude. Versez ce bouillon dans la cocotte, ajoutez le sachet de bouquet garni, une bonne pincée de sel et quelques tours de moulin à poivre. Portez le tout à une légère ébullition.
Étape 5
Ajoutez les pommes de terre égouttées dans le bouillon frémissant. Baissez le feu, couvrez la cocotte et laissez mijoter tout doucement pendant environ 15 minutes. Les pommes de terre, déjà cuites, vont ainsi s’imprégner de toutes les saveurs du bouillon.
Étape 6
Il est temps d’ajouter les poissons. Déposez délicatement les morceaux de congre et de maquereau dans la chaudrée. Essayez de ne pas trop les briser. Ajoutez également les moules égouttées. Ne remuez pas trop fort pour préserver l’intégrité des poissons. Laissez pocher le tout à feu très doux, sans couvrir, pendant une dizaine de minutes.
Étape 7
Pendant que le poisson poche, préparez le secret de l’onctuosité de la chaudrée : le beurre manié. Beurre manié : il s’agit d’un mélange à parts égales de beurre très mou et de farine, malaxé jusqu’à obtenir une pâte homogène. Il sert à lier, c’est-à-dire à épaissir une sauce ou un bouillon sans faire de grumeaux. Dans un petit bol, travaillez les 40 grammes de beurre et les 40 grammes de farine avec une fourchette jusqu’à obtenir une petite boule de pâte lisse.
Étape 8
Incorporez le beurre manié à la chaudrée par petites noisettes, directement dans le bouillon chaud. Fouettez doucement pour bien le dissoudre. Vous verrez le bouillon s’épaissir et devenir nappant en quelques minutes. Laissez cuire encore deux minutes pour éliminer le goût de la farine. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre si nécessaire. Votre chaudrée est prête à être servie bien chaude.
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C’était le plat du réconfort, celui qui réchauffait les corps et les cœurs après une rude journée en mer.Aujourd’hui, la chaudrée a quitté les pontons des bateaux pour s’inviter sur les plus belles tables, sans jamais renier ses origines humbles et savoureuses. Elle se compose traditionnellement de plusieurs variétés de poissons locaux, comme la seiche, le congre ou la margate, qui mijotent longuement dans un bouillon parfumé au vin blanc et aux aromates. Loin d’être un simple bouillon, sa texture est onctueuse, presque veloutée, grâce à un secret de grand-mère que nous vous dévoilerons. Nous vous proposons ici une recette fidèle à la tradition, mais adaptée pour que vous puissiez la réaliser facilement chez vous, en retrouvant ce goût authentique et inoubliable qui fait la fierté de la Charente-Maritime. », « prepTime »: « PT20M », « cookTime »: « PT40M », « recipeYield »: 4, « recipeIngredient »: [ « 250 grammes congre en conserve », « 200 grammes maquereau au naturel en conserve », « 150 grammes moules au naturel en conserve », « 500 grammes petites pommes de terre en conserve », « 2 cuillères à soupe oignons déshydratés en flocons », « 1 cuillère à café ail en poudre », « 25 cl vin blanc sec », « 2 cuillères à soupe fumet de poisson en poudre », « 1 sachet bouquet garni déshydraté », « 40 grammes beurre doux », « 40 grammes farine de blé type 45 », « 2 cuillères à soupe huile d’olive vierge extra », « 1 pincée sel fin », « 1 pincée poivre noir du moulin » ], « recipeInstructions »: [ « Commencez par préparer tous vos ingrédients. Égouttez soigneusement les conserves de poissons, de moules et de pommes de terre. Réservez les poissons et les moules d’un côté, et les pommes de terre de l’autre. Dans un petit bol, réhydratez les flocons d’oignon avec trois cuillères à soupe d’eau tiède pendant une dizaine de minutes. Cela leur permettra de retrouver leur saveur et leur texture. », « Dans une grande cocotte, de préférence en fonte pour une diffusion homogène de la chaleur, faites chauffer l’huile d’olive à feu moyen. Ajoutez les oignons réhydratés et faites-les revenir doucement pendant deux à trois minutes jusqu’à ce qu’ils deviennent translucides. Saupoudrez ensuite l’ail en poudre et mélangez pendant trente secondes pour libérer ses arômes, en veillant à ne pas le brûler. », « Augmentez légèrement le feu et versez le vin blanc sec dans la cocotte pour déglacer. Déglacer : c’est une technique qui consiste à verser un liquide, ici le vin, dans le récipient de cuisson chaud pour dissoudre les sucs caramélisés attachés au fond, ce qui donne une saveur incroyable à la sauce. Grattez bien le fond de la cocotte avec une cuillère en bois pour récupérer tous ces parfums. Laissez l’alcool s’évaporer pendant deux minutes. », « Pendant ce temps, diluez la poudre de fumet de poisson dans 75 cl d’eau chaude. Versez ce bouillon dans la cocotte, ajoutez le sachet de bouquet garni, une bonne pincée de sel et quelques tours de moulin à poivre. Portez le tout à une légère ébullition. », « Ajoutez les pommes de terre égouttées dans le bouillon frémissant. Baissez le feu, couvrez la cocotte et laissez mijoter tout doucement pendant environ 15 minutes. Les pommes de terre, déjà cuites, vont ainsi s’imprégner de toutes les saveurs du bouillon. », « Il est temps d’ajouter les poissons. Déposez délicatement les morceaux de congre et de maquereau dans la chaudrée. Essayez de ne pas trop les briser. Ajoutez également les moules égouttées. Ne remuez pas trop fort pour préserver l’intégrité des poissons. Laissez pocher le tout à feu très doux, sans couvrir, pendant une dizaine de minutes. », « Pendant que le poisson poche, préparez le secret de l’onctuosité de la chaudrée : le beurre manié. Beurre manié : il s’agit d’un mélange à parts égales de beurre très mou et de farine, malaxé jusqu’à obtenir une pâte homogène. Il sert à lier, c’est-à-dire à épaissir une sauce ou un bouillon sans faire de grumeaux. Dans un petit bol, travaillez les 40 grammes de beurre et les 40 grammes de farine avec une fourchette jusqu’à obtenir une petite boule de pâte lisse. », « Incorporez le beurre manié à la chaudrée par petites noisettes, directement dans le bouillon chaud. Fouettez doucement pour bien le dissoudre. Vous verrez le bouillon s’épaissir et devenir nappant en quelques minutes. Laissez cuire encore deux minutes pour éliminer le goût de la farine. 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Pour une touche encore plus charentaise et un parfum subtil, ajoutez juste avant de servir, hors du feu, une cuillère à soupe de Cognac ou de Pineau des Charentes. L’alcool va s’évaporer mais laissera des arômes boisés et fruités qui se marient à merveille avec les saveurs iodées du plat. C’est le petit plus qui transformera votre chaudrée en un plat de fête.
Accords mets et vins
La chaudrée charentaise, avec ses notes iodées et sa texture crémeuse, appelle un vin blanc sec, vif et minéral pour équilibrer sa richesse. Restons dans la région pour un accord parfait. Un vin de pays charentais à base de Sauvignon Blanc sera idéal, avec ses arômes d’agrumes et sa fraîcheur qui trancheront avec l’onctuosité du plat. Vous pouvez également opter pour un Gros-Plant-du-Pays-Nantais, un vin voisin très sec et perlant, qui nettoiera le palais. Enfin, pour une touche d’élégance, un Sancerre ou un Pouilly-Fumé, avec leur minéralité silex caractéristique, créeront un accord sophistiqué et mémorable.
La chaudrée est l’âme de la cuisine côtière charentaise. Chaque port, de La Rochelle à Royan en passant par Fouras, a sa propre version, transmise de génération en génération. À l’origine, ce plat permettait de ne rien gaspiller. Les pêcheurs utilisaient les poissons les moins nobles ou ceux qui étaient abîmés par les filets : congre, grondin, tacaud, seiche… La recette variait donc au gré de la pêche du jour, ce qui en faisait un plat unique à chaque fois. La liaison au beurre manié, bien que certains puristes préfèrent une liaison au sang de seiche (la « sanguette »), est la plus répandue aujourd’hui et confère au plat cette rondeur si réconfortante. C’est un plat qui symbolise le partage, la simplicité et le respect des produits de la mer.
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