Butternut farcie à la chair à saucisse : recette gourmande et facile

Butternut farcie à la chair à saucisse : recette gourmande et facile

User avatar placeholder
Rédigé par Émilie

23 octobre 2025

Lorsque les premiers frimas de l’automne pointent le bout de leur nez, nos envies culinaires se tournent irrésistiblement vers des plats réconfortants, généreux et gorgés de saveurs. La courge butternut, avec sa chair douce et fondante au délicat goût de noisette, s’impose alors comme la reine de la saison. Loin de se cantonner aux soupes et aux purées, elle révèle tout son potentiel lorsqu’elle devient l’écrin d’une farce gourmande. Aujourd’hui, nous vous proposons de la sublimer dans une version rustique et savoureuse : la butternut farcie à la chair à saucisse. Une recette d’une simplicité désarmante qui promet de réchauffer les cœurs et de régaler les papilles de toute la famille. Enfilez votre tablier, nous vous guidons pas à pas vers la réalisation de ce plat emblématique, un véritable concentré de douceur automnale qui embaumera votre cuisine.

25 minutes

60 minutes

facile

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

Étape 1

Commencez par préparer votre courge, qui sera le récipient et une partie de votre plat. Préchauffez votre four à 180°C (thermostat 6). Lavez soigneusement la peau de la butternut, car nous allons la conserver pour la cuisson et la présentation. Posez-la sur une planche à découper stable et, à l’aide d’un grand couteau de cuisine bien aiguisé, coupez-la en deux dans le sens de la longueur. Soyez prudent, la peau est dure. Une astuce consiste à planter la pointe du couteau au centre et à appuyer fermement pour la fendre. Une fois les deux moitiés obtenues, utilisez une cuillère à soupe pour retirer les graines et les filaments qui se trouvent dans la cavité centrale. Ne jetez pas les graines ! Vous pouvez les laver, les sécher et les faire griller au four avec un peu de sel pour un apéritif sain et croquant. Voilà, vos deux barques de butternut sont prêtes à être cuisinées.

Étape 2

Disposez les deux moitiés de butternut dans un grand plat à gratin, la face coupée vers le haut. Avec la pointe d’un couteau d’office, incisez la chair en réalisant un quadrillage, un peu comme pour une mangue. Inciser signifie faire des entailles peu profondes. Cela permettra à la chaleur de pénétrer plus uniformément et à la chair de cuire plus rapidement. À l’aide d’un pinceau de cuisine ou avec vos doigts, badigeonnez généreusement la chair d’huile d’olive. Salez et poivrez. Enfournez ensuite pour une première cuisson d’environ 30 à 40 minutes. Le but est de précuire la courge pour que sa chair devienne tendre. Vous saurez qu’elle est prête lorsque vous pourrez facilement y planter la pointe d’un couteau.

Étape 3

Pendant que la courge dore tranquillement au four, vous avez tout le temps de préparer la farce, le cœur gourmand de notre recette. Dans un grand saladier, déposez la chair à saucisse. Ajoutez l’œuf entier, qui servira de liant, la chapelure pour le moelleux, ainsi que l’oignon en poudre, l’ail en semoule, le persil et le thym séchés pour parfumer le tout. Concassez grossièrement les cerneaux de noix entre vos mains ou à l’aide d’un couteau et incorporez-les à la préparation. Ils apporteront une texture croquante très agréable en bouche. Salez modérément, car la chair à saucisse l’est souvent déjà, et donnez quelques tours de moulin à poivre. Mélangez l’ensemble, d’abord à la fourchette puis, pour un résultat plus homogène, n’hésitez pas à utiliser vos mains. C’est la meilleure façon de bien répartir tous les ingrédients.

Étape 4

Une fois la butternut précuite, sortez-la du four avec précaution, le plat est très chaud. Laissez-la tiédir quelques minutes pour ne pas vous brûler. À l’aide d’une cuillère à soupe, creusez délicatement l’intérieur de chaque moitié pour en retirer une partie de la chair, en veillant à laisser environ 1 à 1,5 centimètre d’épaisseur sur les bords pour que la coque se tienne bien. Hachez grossièrement au couteau cette chair que vous venez de récupérer, puis ajoutez-la dans le saladier contenant la farce. Mélangez une dernière fois. Cette étape est cruciale : elle permet d’intégrer le bon goût de la courge au cœur même de la farce et d’éviter tout gaspillage. Votre farce est maintenant complète et incroyablement savoureuse.

Étape 5

Il est temps de passer à l’assemblage final. Garnissez généreusement les deux cavités de la courge avec votre préparation à la chair à saucisse. Tassez légèrement pour que la farce soit bien compacte. Soyez généreux, n’hésitez pas à former un petit dôme sur le dessus. Parsemez ensuite le tout avec le fromage râpé. C’est lui qui formera une délicieuse croûte dorée et gratinée à la cuisson. Remettez le plat au four, toujours à 180°C, pour environ 20 à 25 minutes supplémentaires. La cuisson est terminée lorsque la farce est bien cuite à cœur et que le fromage est joliment gratiné. Laissez reposer 5 minutes avant de servir, le temps que les saveurs se diffusent parfaitement.

Émilie

Mon astuce de chef

Pour creuser la courge plus facilement sans abîmer la coque, utilisez une cuillère parisienne, ce petit ustensile servant à faire des billes de melon. Sa forme ronde et ses bords un peu coupants sont parfaits pour prélever la chair cuite de manière nette et précise. Si vous n’en avez pas, une cuillère à pamplemousse avec ses bords dentelés fera également très bien l’affaire.

Quel vin pour accompagner le butternut farci ?

Ce plat généreux et automnal appelle un vin qui saura équilibrer la douceur de la courge et le gras de la chair à saucisse. Optez pour un vin rouge souple et fruité, pas trop puissant en tanins. Un Côtes-du-Rhône sera un excellent choix, avec ses notes de fruits rouges et d’épices douces. Dans le même esprit, un vin du Beaujolais comme un Morgon ou un Fleurie, avec leur fraîcheur et leur gourmandise, créera un accord harmonieux et réconfortant. Servez-le légèrement rafraîchi, autour de 15-16°C.

La courge butternut, ou doubeurre en français, est une variété de courge musquée originaire d’Amérique centrale. Popularisée aux États-Unis dans les années 1940, elle a conquis les potagers et les cuisines du monde entier grâce à sa facilité de culture et à ses qualités gustatives. Sa peau lisse de couleur beige cache une chair orangée, dense et peu filandreuse. Très polyvalente, elle est aussi un véritable atout santé : riche en bêta-carotène (provitamine A), en vitamines C et en potassium, elle est l’alliée parfaite pour affronter les changements de saison avec vitalité.

Imprimer

4.9/5 - (9 votes)
Émilie

Laisser un commentaire